Les médicaments et la femme enceinte

  • 30 août 2018

Les médicaments et la femme enceinte

 

La grossesse est source de grand bonheur mais également de doute et de questionnement, notamment en ce qui concerne la prise de médicaments. Il faut savoir que la plupart des médicaments sont inoffensifs pour le bébé en devenir. Cependant, en traversant le placenta qui fait office de barrière entre le sang de la mère et celui du fœtus,  certains d’entre eux peuvent causer problème à un moment ou à un autre de la grossesse. Le premier trimestre de la grossesse est une période cruciale puisqu’il est caractérisé par le développement des organes du bébé. La prise de médicaments à ce moment de la grossesse peut donc mener à des malformations. Au cours des deuxième et troisième trimestres, la prise de médicaments inappropriés peut notamment mener à un retard de croissance physique ou mental ou encore provoquer ou retarder l’accouchement.

Une femme qui prend déjà un médicament sous ordonnance et qui prévoit une grossesse ou qui devient enceinte ne doit en aucun cas interrompre son traitement sans en avoir préalablement discuté avec un professionnel de la santé. Dans la plupart des cas, le traitement peut être poursuivi si les bénéfices pour la mère surpassent les risques encourus par le fœtus ou il peut être substitué par une alternative plus sécuritaire. Pour ce qui est des produits naturels, bien qu’ils peuvent sembler inoffensifs, il est préférable de les éviter puisque l’on possède généralement peu de données sur leur utilisation et leur innocuité dans la grossesse. Certains de ces produits sont toxiques ou peuvent devenir dangereux s’ils sont consommés longtemps ou en trop grande quantité.

La femme enceinte est parfois affligée par de petits maux bénins qui peuvent s’avérer très incommodants tels que les nausées, la constipation, les maux de dos, le reflux gastrique, la vaginite et les hémorroïdes. Bien entendu, elle n’est pas épargnée par d’autres problèmes de santé de la vie courante comme le rhume, les maux de tête ou les allergies.  En premier recours, il est toujours préférable d’opter pour des mesures générales, dites non pharmacologiques, avant d’avoir recours aux médicaments. Les médicaments vendus en vente libre présentés dans le tableau suivant peuvent néanmoins être fort utiles pour soulager les petits malaises en toute sécurité.

Problème de santé

Médicament à privilégier

Constipation

Psyllium (ex: Metamucil), émollient (Colace)

Maux de dos, maux de tête

Acétaminophène (Tylenol)

Reflux gastrique

Antiacide (ex: Tums, Gaviscon), ranitidine (Zantac)

Vaginite

Traitement antifongique topique de 6 ou 7 jours (Canesten, Monistat)

Hémorroïdes

Traitement topique à base de zinc (Anusol)

Maux de gorge

Pastilles au miel, gargarisme d’eau salée

Congestion nasale

Solution saline, décongestionnant en vaporisateur (Dristan, Otrivin)

Toux sèche

Sirop de dextrométorphane (ex: Benylin toux sèche)

Allergies

Antihistaminique (Benadryl, Claritin, Reactine)

 

Avant de prendre quelque médicament que ce soit, il est recommandé de consulter un médecin ou un pharmacien. Votre pharmacien peut également vous prescrire du Diclectin, un médicament efficace et sécuritaire pour soulager les nausées invalidantes au cours des premiers mois de grossesse. Il saura également vous guider dans le choix d’un supplément d’acide folique ainsi que de vitamines et minéraux qui s’avèrent non seulement sécuritaires mais très bénéfiques pour la santé de la mère et du fœtus.

Marie-Christine Houle, pharmacienne pour les pharmacies Lépicier et Miousse

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